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FICHE DSI4 : Démarche Système Individuelle n°4 |
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| Certification ISO 14001 |
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Fiche réalisée avec Gilles GROLLEAU, Maître de Conférences* en Sciences Economiques à l’UMR INRA-ENESAD |
| Tél : 03 80 77 24 43 |
| Actualisation : Octobre 2003 |
 | g.grolleau@enesad.inra.fr |
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DEFINITION |
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La norme internationale ISO 14001, d'adhésion
individuelle et volontaire, propose aux entreprises un modèle générique de
gestion attestant qu'un système de management environnemental (SME) documenté
est mis en place.
Une reconnaissance officielle (certificat),
attribuée par un organisme certificateur indépendant, garantit aux parties
intéressées que l'entreprise a mis en place un système de veille réglementaire
et s'engage au respect de la réglementation, et qu'elle est engagée dans une
démarche de prévention, d'amélioration continue des performances
environnementales et de protection de l'environnement.
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CARACTERISTIQUES GENERALES |
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Concepteurs : ISO (organisation
internationale de normalisation)
Année
de diffusion : 1996
Cibles :
>Tout organisme (tous secteurs)
>En
agriculture : tous les professionnels de la filière agricole, des
agriculteurs aux IAA en passant par les collecteurs, distributeurs...
Portée
de la diffusion :
>Outil générique, surtout utilisé en industrie (chimie,
pharmacie...).
>Diffusion internationale : ~28000 utilisateurs
dans le monde.
En agriculture : quelques
centaines d'exploitations certifiées
-
Développement en Europe du
Nord, Australie, Nouvelle Zélande, Amérique du Nord
-
Emergence en France.
Intérêt marqué d'exploitations " atypiques " : organisation
industrielle (exploitation de grande taille, activité de transformation),
exploitations tournées vers l'export (produits à haute valeur ajoutée),
exploitations viti-vinicoles. Quelques cas en élevage porcin, maraîchage, et
quelques exploitations familiales.
Orientations : environnement
>Thèmes : eau,
sol, air, déchets, bruit, odeur, paysage, biodiversité, ressources
naturelles...
>Indicateurs d'évaluation définis par l'agriculteur
lui-même
Approche : >Système
>Individuelle
>A
l'exploitation
Prise
en compte des conditions locales et enjeux du
territoire :oui
Evaluation- Etat des lieux: oui, exigé
dans la norme ISO 14000
Pas de méthode d'évaluation
propre à l'agriculture, mais possibilités d'adaptation de méthodes existantes en
industries.
Ex : 1e étape du 'Plan
Environnement Entreprise' de l'ADEME (analyse environnementale), annexe D . Cf
Fiche B1 'DIAGE'.
Conseil - accompagnement nécessaire
dans la plupart des cas (état des lieux, transcription et application de la
norme)
>En
externe (bureau d'étude, consultants qualité privés, chambres
d'agriculture...)
>En
interne (responsable environnement) : rarement car petites
structures...
Reconnaissance : certification ISO
14001 :1996
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PRIORITES DE LA DEMARCHE |
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>Faire reconnaître la prise en compte de
l'environnement par les agriculteurs
>Mettre en conformité réglementaire l'exploitation
et améliorer de manière continue les performances environnementales.
>Mettre en place un système de gestion
documenté.
>Définir des objectifs et indicateurs .
>Sensibiliser les agriculteurs à la réglementation
environnementale, à une modification de leurs pratiques agricoles et à la
démarche de certification.
>Préserver et maintenir leurs clients.
>Conquérir de nouveaux clients.
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MISE EN OEUVRE, CONTROLE, SUIVI ET RECONNAISSANCE |
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Le temps
global de mise en oeuvre, qui s'applique à un conseil
en groupe, comprend une bonne part de diagnostics individuels, et en particulier
l'inventaire des textes réglementaires et des rubriques de chaque texte,
applicables dans chaque exploitation du groupe. Une partie de l'appui est réalisé sous forme de formations-actions et
peut se faire en plusieurs étapes incluant par exemple la construction d'une association et d'un SME commun pour réduire les
coûts et la complexité de la mise en oeuvre et de la
certification
.
Mise en œuvre au
niveau de l'exploitation : amélioration continue

Contrôles et
reconnaissance :
àaudit interne minimum
tous les ans (ou plus selon les chapitres de la norme), en pratique une à deux
fois par an. L'audit interne est géré par le certifié : appel à un auditeur
interne issu d'un service différent du service audité, ou appel à un prestataire
extérieur différent de l'organisme certificateur.
>audit de certification tous les 3 ans
>audit externe de renouvellement (organisme
certificateur) tous les ans
Compétences nécessaires :
>agriculteur :
connaissance du référentiel normatif et de la réglementation
>conseiller : connaissance approfondie du
référentiel normatif, des moyens de répondre aux exigences
>auditeur : issu d'un organisme certificateur
accrédité EN 45012 par le COFRAC et agréé par les Pouvoirs Publics, spécialisé
dans le domaine " agriculture-environnement " (connaissances
agronomiques et du fonctionnement des exploitations agricoles, de la
réglementation qui s'y applique...)
Durée
de mise en œuvre : très
variable
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DIFFUSION DE LA DEMARCHE |
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Contacts
utiles :
>Norme ISO 14001 et documents techniques pour
appliquer la norme: AFNOR
>Conseil - accompagnement par des consultants
spécialisés ou experts en ISO 14001
>Laurent LE CALVEZ, Consultant chez GEOMATIC SYSTEMES,
( : 02 99 26 15 95 (accompagnement d'un éleveur porcin Breton, Michel
CRESPEL, vers la certification ISO 14001)
>Yves GROSSET-GRANGE et Florence AIMON-MARIE, Chambre
d'Agriculture Charente-Maritime, ( : 05 46 50 45 00, et Béatrice
DRUGEON, ADEME Poitou-Charentes, ( : 05 49 50 12 12 (accompagnement du
groupe d'agriculteurs ISONIS jusqu'à la certification ISO 14001)
>Claude BOUTEAUD, Consultant à l'Institut Européen de la
Qualité Totale, ( : 05 46 84 11 83 (intervention en tant qu'auditeur
pour un audit à blanc chez les agriculteurs du groupe ISONIS )
Documents et outils techniques
associés :
>Référentiel : norme ISO
14001 :1996
>Pour l'agriculteur : manuel environnement +
système documentaire (procédures et instructions)
>Pour le conseiller : documents techniques pour
appliquer la norme
Information sur la démarche : peu
d'information sur l'ISO 14001 dans le monde agricole, hormis quelques réunions
d'information organisées par certaines OPA ou organismes certificateurs,
séminaires ou colloques spécialisés avec témoignages...
Formation à la démarche et aux
outils : sessions organisées par l'AFNOR et l'ENESAD
(Gilles GROLLEAU, ( : 03 80 77 24 43)
Coûts : variables selon la taille de
l'entreprise, la nature de ses activités et le type de politique
environnementale définie
>Audit externe (certification et renouvellement):
~762 à 1067 €/jour (5000 à 7000 F/jour), compter ~3 jours sur l'exploitation
>Audit interne : tarif chambre d'agriculture :
~380 à 457 €/jour (2500 à 3000 F/jour), compter 1 jour /exploitation
Appui à un groupe d'agriculteurs
(formation – actions - appuis individuels) selon le retour d'expérience d'ISONIS
: de 25000 à 40000 € jusqu'à la certification (381 € la journée d'appui
par un agent technique de chambre d'agriculture, soit de 65 à 105 jours
d'appui)
Aides
financières : en fonction du montage financier :
ADEME, CAD
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CONSEQUENCE DE LA MISE EN OEUVRE DE LA DEMARCHE |
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Impacts techniques et
organisationnels :
>Très importants en changeant le mode de fonctionnement
et l'organisation
>Baisse le risque d'incidents et de conflits avec le
voisinage
Impacts
économiques :
>Diminution des dépenses liées à une meilleure
efficacité technique et organisationnelle àEconomies liées à une meilleure
gestion des consommations, des déchets...
>Valorisation éventuelle des produits, accès
préférentiel à certains marchés
Image :
Meilleures relations avec les
élus locaux.
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CRITIQUE DE LA DEMARCHE |
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Atouts de la démarche
>Crédibilité de la norme : générique, consensuelle,
certification par tierce partie
>Souplesse individuelle : Pas de seuils imposés de
l'extérieur, pas de logique comparative par rapport à d'autres
exploitations
>Amélioration continue : logique personnelle et
progressive par rapport à ses propres performances. Adaptation aux possibilités
techniques et financières des exploitations
Limites de la
démarche:
>Coûts élevés de mise en place du système et
d'appropriation : en comparaison d'autres démarches environnementales la
certification ISO 14001 induit essentiellement des coûts indirects, et notamment
le temps que passe l'agriculteur à mettre en place un système de management
environnemental qui lui est propre.
>Exigences normatives lourdes, concentrées sur 1 ou 2
individus
>Lourdeur du mécanisme certificateur au niveau
individuel
>Difficultés de compréhension et d'acceptation du
vocabulaire et du style de la norme
>Manque de retour d'expérience et de recul pour chiffrer
les bénéfices à moyen et long terme
>Pas de valorisation produit (ISO 14001 pas une
certification produit) : faible notoriété dans le public
Comment l'améliorer ? Transcription
de la norme au contexte agricole
>Adaptation et simplification du vocabulaire normatif
(ex : secteur forestier : ISO/TR 14061, document adapté explicatif de
la norme ISO 14001)
>Niveau d'exigences proportionné à la structure agricole
considérée (niveau de détail et de complexité, importance de la
documentation...) et adoption progressive
>Organisation collective afin de pallier la lourdeur du
système ISO 14001 sur des exploitations de petite taille (mutualisation des
exigences)
>Différenciation environnementale des produits (éco
étiquetage)
Evolutions prévues ? Révision des
normes tous les 5 ans. Pas de nouvelles charges de par le caractère récent de la
norme ISO 14001, mais éclaircissements :
>Changements mineurs sur des questions de
définitions
>Choix par l'agriculteur du domaine concerné par la
certification, et vérification par l'auditeur externe que les activités les plus
polluantes ne sont pas exclues du champ d'application
>Procédure de maîtrise opérationnelle
documentée
Complémentarité – compatibilité
La certification ISO 9001, en
préalable, facilite la mise en place de la norme ISO 14001 (et
vice-versa).
Démarches mixtes :
assurance qualité et management de l'environnement
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